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Luchon - Bayonne: 12 et 13 juin 2010 |
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Vendredi soir 17h : Nous revoici, une fois de plus, à Luchon où nous attend Jean Claude du club de l’Union. Nous allons à la permanence récupérer nos cartons de route puis allons loger et souper comme des ogres à l’hôtel des 4 saisons dans une petite rue tranquille de Luchon. Nous sommes partis de Toulouse sous l’orage mais ici le temps est meilleur, il fait même soleil... Samedi matin 7h : Nous déjeunons puis allons récupérer les montures dans les voitures. Le départ est prévu à 8 heures car le col du Tourmalet est bloqué par la maréchaussée jusqu’à 11h car il y a une cyclo-sportive qui descend dans l’autre sens. Samedi matin 8h : C’est la bousculade des grands jours, il y une majorité d’espagnols basques, inutile de chercher une randonneuse dans le tas, il n’y a que du « léger » Il fait beau mais la météo n’est pas des plus optimiste pour la journée, enfin ce n’est pas grave puisque nous sommes équipés et donc un peu chargés (du vélo bien sûr). Sur la route de Peyresourde des nuées de cyclistes nous doublent, ne parlons pas des voitures, heureusement que les véhicules suiveurs sont interdits. Ils provoquent des bouchons dans les villages, c’est vraiment le b….. Enfin, après Garin, le plus gros du troupeau nous a dépassé et cela se calme, on peut regarder la montagne verte et dégagée. Le col du Peyresourde est bientôt atteint, nous faisons le premier regroupement et entamons la descente avec Xavier dans le rôle du boulet de canon; c’est alors l’incident : Jean Marc explose de la roue avant mais ni ne déjante ni ne chute. Jean Claude qui suivait s’arrête et on démonte : la chambre est ouverte sur 5mm. Une autre, vite en place, et cela repart pour 20 mètres avant une autre explosion. Nouveau changement avec une chambre de Jean Claude car Jean Marc a oublié d’en prendre une deuxième. Nous ne trouvons pas le trou mais il doit être vraiment gros car ça ne gonfle rien. En remettant la roue nous nous apercevons qu’il y a plein de gomme de pneu sur le frein avant. Ce sont les patins avant qui frottent sur le pneu qui est troué et laisse entrevoir la troisième chambre qui essaie de sortir en force. C’est la tuile. Mais non car Jean Claude est plein de ressources : il a un pneu de rechange et une clé pour recaler les patins en face de la jante. C’est le coup de chance monstrueux car autrement c’en était fini pour Jean Marc. L’explication c’est qu’il vient de changer sa fourche et que celle-ci est plus haute d’un bon centimètre que l’ancienne. Sacré mécano… Donc nous rallions Arreau où Xavier a déjà attaqué la montée de l’Aspin. Au passage il faut signaler que le temps est bien moins beau dans cette vallée. Nous croisons les coureurs d’une cyclo-sportive qui descendent à bloc avec les officiels devant et qui nous demandent de nous serrer pour éviter un accident, nous obtempérons mais c’est du genre dangereux ces deux organisations qui se croisent sur des routes pareilles. Nous atteignons l’Aspin où se trouvent face à face les ravitaillements des deux circuits, il y a beaucoup de monde qui se restaure, certains picorant aux deux râteliers... Dans la descente des groupes de cyclistes montent et nous devons faire très attention car, en plus, il y a des motos. Petit arrêt « groupir » à Ste Marie de Campan et c’est l’attaque du morceau de bravoure. A Artigues nous rentrons dans le nuage et le crachin commence. Nouveau regroupement dans le brouillard (visibilité à 30m, l’avantage c’est de ne pas se laisser impressionner par la pente) à La Mongie puis nous atteignons le pointage et le col dans la brume et le froid. Après une descente glaciale c’est la pause à Luz où nous prenons un sandwich et la mousse réparatrice, ensuite c’est la longue descente vers Argelès que nous atteignons sous la pluie qui va nous accompagner dans la montée du Soulor. Jean Claude laisse ses bagages à Arrens où il doit loger et nous fait le bout de chemin jusqu’au Soulor où nous trouvons un autre ravitaillement et pointage. Ils sont en train de plier bagage, c’est dire si nous sommes en avance, il est 8h du soir. Jean Claude redescend vers Arrens et nous progressons, par le cirque du Litor, dans la brume et le crachin vers les dernières pentes de l’Aubisque. Là haut, c’est le désert et dans la descente gravillonneuse il se met à pleuvoir franchement et, à Gourette, nous trouvons un restaurant ouvert et décidons de nous y arrêter par prudence car l’heure tourne. Un petit repas chaud nous requinque et Xavier se met à jouer des castagnettes, nous sommes trempés. Quand nous repartons c’est le déluge et la nuit totale. Nos éclairages qui ne portent plus tant il pleut et la route qui est devenue un torrent rendent la descente particulièrement dangereuse : c’est tous freins bloqués que nous atteignons le bas du col, nous avons les mains tétanisées. Là il commence à moins pleuvoir et nous fonçons vers Louvie Juzon puis vers Oloron que nous atteignons à 0h45. Il ne pleut plus beaucoup et nous passons notre temps à bâcher et débâcher Nous passons Tardets où Xavier crève de la roue avant puis Mauléon et enfin Musculdy. C’est l’attaque du dernier col, l’Osquich. Ce n’est qu’une longue côte finalement vite expédiée sous le crachin et arrivons à l’avant dernier contrôle dans la descente. Nous réveillons les contrôleurs qui n’attendaient vraiment plus personne, à ce qu’il parait nous avons battu le record de lenteur puisque personne n’est jamais arrivé après 3h du matin mais comme dit l’autre, il faut un début à tout… Donc, après une restauration bienvenue et un café offert par un vrai de vrai qui fait Luchon Bayonne avec une remorque derrière un VTT et avec sa copine aussi solide que lui, nous repartons pour le dernier round, un peu ensommeillés par Larceveau puis sur une route pleine de côtes et de descentes rudes en direction d’Hasparren. Nous espérons trouver une boulangerie mais c’est le désert matinal et, finalement, nous irons jusqu’à Bayonne sans ravitailler. Nous atteignons Briscous puis l’Adour et enfin l’arrivée. Il est 9h30 et nous commencions à en avoir un peu marre car ce circuit laisse des traces. Une bonne douche puis notre chauffeur nous ramène à Luchon pour récupérer l’autre voiture. Sur le chemin du retour, vers Marignac, nous croisons Jean Claude qui arrive d’Arrens par Bagnères de Bigorre, Mauvezin, Labarthe de Neste et St Bertrand. Conclusion : Une bonne sortie bien arrosée, un incident mécanique qui s’est bien terminé, un accompagnateur sympa, Xavier qui parlait, au départ, du week-end suivant avec des sacoches et qui ne voulait plus en entendre parler après la montée du Tourmalet… Pour Jean Marc, c’est le dernier Luchon-Bayonne, dans 2 ans Xavier aura un autre équipier (appel aux bonnes volontés…) Pour ce qui est de l’organisation, pas de faille, bon fléchage, accueil sympathique tout le long, c’est le top. Sur le fond ce n’est plus l’ambiance cyclotouriste d’autrefois, il n’y a pratiquement que du genre coureur qui part avec 3 cacahuètes dans la poche et la voiture suiveuse (interdite dans le règlement mais il faut bien qu’elle rentre au dépôt…) pour parer à tout. Je n’ai pas vu cela au brevet du Jura, le départ de nuit calmant les velléités et le fait que le circuit pyrénéen n’est pas en boucle expliquant beaucoup de choses Comme l’on dit, si cela ne vous plaît pas, n’y allez pas, c’est ce que je ferai désormais puisque je ne me reconnais plus dans cette évolution du cyclotourisme montagnard. JM Clément |
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| Les protagonistes dans la foule du départ | |
| Dernières pentes | le Peyresourde |
| Tcin-tchin | Aie! ça se couvre |
| Ste Marie-de-Campan | Le Tourmalet |
| Panneaux au Col du Soulor | |
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| Descente de l'Aubisque | Carnet de route |