A la limite du praticable …

 

     En ce 20 mars jour d’ARTT et sous un franc soleil printanier, le COUSERANS me tend les bras. Je me suis fixé deux cols de moyenne altitude pour agrémenter cette sortie qui doit être plus touristique que sportive. Les conditions vont en décider autrement.

     Il est près de 10 heures et le COUSERANS se réveille doucement. Des gens s’activent dans les potagers qui bordent le LEZ.

     La route s’élève progressivement et on devine le premier col au loin. La température est douce et la tenue d’été de rigueur. Seul le bruit lointain d’une tronçonneuse perturbe la quiétude de ces instants.

     Au 5éme kilomètre d’ascension, la DDE annonce la couleur. Je me persuade que ce ne sont pas quelques névés « résiduels » qui vont m’arrêter et contrarier cette belle ascension.

     Pourtant, au détour des virages suivants, les choses ne tardent pas à se gâter. La marche s’impose sachant que le col est encore à 4 kilomètres.

     La couche de neige approche le demi mètre et je m’enfonce jusqu’aux genoux. J’ai espoir que la situation s’améliore quand la route va changer d’exposition. Aucune trace de skis ni de raquettes.

     Parfois, je marche un peu au « sec » mais la glace coincée dans les gardes boue et les freins ne facilite pas ma progression.

 

     Le panorama est somptueux mais rappelle au promeneur que cet espace est hostile et engage à la plus grand prudence. Des masses imposantes de neige sont encore accrochées sur les versants abruptes et ne demandent qu’à dévaler la pente.

     Ma randonneuse est face à son destin, tandis que je récupère un peu. L’effort de portage est intense.

     Le col de la CORE (j’imagine que vous aviez deviné) est atteint avec 2 heures de retard sur l’horaire prévu. Pour les prochains kilomètres, une luge aurait été sans nul doute préférable et plus ludique.      La descente s’annonce aussi délicate que la montée, et le repas prévu dans un petit restaurant très sympathique de la vallée est compromis. J’y arrive tout de même à 15 heures et suis très content d’y trouver un restant de terrine et trois tranches de pain.

     Je modifie la suite du programme car j’ai encore les pieds qui barbotent, et me contente du col de SARAILLE pour conclure cette jolie randonnée.

     Mot de la fin :

     Une sortie finalement beaucoup plus physique que prévu, un brin d’aventure en prime et quelques rougeurs aussi, mais que la montagne est radieuse en ce début de printemps.

                                                                                                             Hervé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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