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VOYAGE SUR LA LIGNE DE PARTAGE DES EAUX ATLANTIQUE-MEDITERRANEE une RANDONNée PERMANENTE DU CLUB DES CENT COLS Jean Marc CLEMENT et Guy VANTHUYNE |
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Impressions et commentaires de Jean Marc : Membre de la confrérie des Cent Cols, allant souvent en Bourgogne et décidé à en revenir un jour en vélo, j’avais rapidement été attiré par ce circuit qui, partant de Cluny, finissait à Ax les Thermes en suivant intégralement la ligne de partage des eaux. Donc, inscrit et la plaquette en poche, il ne me restait plus qu’à m’exécuter ce qui prit du temps car je sentais bien la difficulté de la chose pour un cycliste solitaire. Au cours du printemps 2006, donc, je me dégonflais et reportais la chose à plus tard. Cet hiver, en discutant avec Guy Vanthuyne, nous décidâmes de tenter le circuit. Au cours du retour de Provence avec Roland je me suis convaincu que, sur un circuit très bosselé, il fallait faire preuve de prudence et de modestie car la charge en poids et en ans a vite fait de transformer un plaisir en galère. J’avais, au départ, prévu des étapes de 140km et je décidais de ramener vite fait tout cela à 120 km par jour pour avoir le temps de respirer, de faire des photos et de récupérer le soir à l’hôtel. Au cours d’une réunion avec Guy, nous avons fixé les étapes et cherché les hébergements où nous allions nous arrêter. Les 2 premières nuits ont été réservées et pour les autres nous avons téléphoné depuis Muret pour savoir si les établissements étaient ouverts. Pour le voyage, chaque vélo était équipé d’une sacoche de guidon et de 2 sacoches de porte bagage. Nous avons été vigilants sur le ravitaillement de midi vu les nombreux endroits devenus inhabités et où nous sommes passés. Nous n’avons pas utilisé le grand poncho et fait notre lessive le soir à l’hôtel. Nous avions photocopié les cartes sur du A4 en couleur, le marquage au feutre les rendait difficiles à lire vu que l’itinéraire est tortueux (nous avons compulsé des centaines de fois). Pour les endroits difficiles ou les cols supplémentaires nous avions des morceaux détaillés (A4) sortis du Géoportail. Il est impératif d’être bien entraîné pour ce circuit, d’avoir des petits braquets (30X25 JM, 30X26 Guy) et des dérailleurs opérationnels. Il me semble que la formule de parcourir la ligne à deux est idéale au vu de la distance et des difficultés ainsi que du logement journalier. Au départ je me disais que cela allait être long (7 jours), au final nous n’avons pas vu passer le temps tellement nous étions occupés par la route, la carte, le paysage et les photos. Jamais nous nous sommes pressés mais jamais un instant n’a été perdu inutilement. La randonnée n’est pas close et nous comptons la finir après l’été en repartant du Cabarétou en direction d’Ax les Thermes.
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Impressions et commentaires de Guy: Quand Jean-Marc m’a proposé ce périple, j’ai tout de suite accepté, en tant que récent pré-retraité, j’avais du temps, alors, une balade en vélo d’une semaine dans la France profonde ne pouvait être que du bonheur. Bien sûr, il avait omis (1) de me préciser qu’il allait falloir passer une centaine de cols et gravir pas loin de 20000 m de dénivelé durant le trajet (plus de 1100 km pour le parcours complet Cluny – Port de Pailhères). Alors, je le confesse, je me suis parfois dit dans certaines ascensions un peu plus rudes que les autres, celles à quatre chevrons (2) : - Que les freins devaient frotter, - que je n’aurais pas dû tant charger les sacoches, - que j’aurais dû « mettre » un 26 à l’avant et un 30 à l’arrière (et non l’inverse) - que ce n’était plus de mon âge, - …. Mais comme vous le savez, l’une des particularités du cyclo, c’est d’oublier très vite les moments difficiles (3) pour ne retenir que les meilleurs. Alors, dès la descente suivante, émerveillé par la beauté des paysages et la somptuosité des sites, je goûtais pleinement le bonheur de cette randonnée. Il faut dire aussi que Jean-Marc avait bien choisi la semaine. - pour le temps : A part une goutte de pluie au départ (4) et deux « saucées » la dernière journée (5) nous avons eu des conditions épatantes, soleil et chaleur tout le temps (6). Heureusement, il y avait de nombreux points d’eau (7) et que fait Jean-Marc quand il a chaud et qu’il voit de l’eau ? Il se baigne bien sûr ! (8) - pour l’époque : Fin Mai (au moins pour cette année) a l’air d’être l’époque idéale pour la floraison. Les landes étaient jaunes, couvertes de genêts fleuris et très odorants et les prairies remplies d’une grande variété de fleurs avec une multitude de couleurs. Paysages vraiment magnifiques. - pour les sites : Je savais l’Ardèche sauvage, (9) mais la parcourir en suivant la ligne de partage des eaux fait passer par des endroits vraiment « perdus ». Nous avons roulé des dizaines de km sans voir la moindre habitation, ni le moindre quidam (que de la lande et des forêts) (10). Le plus impressionnant est de trouver un village quasi abandonné dans un fond de vallée à des lieues de toute âme qui vive (11). Ce qui est tout aussi impressionnant, c’est qu’il faut en ressortir de ce fond de vallée et c’est souvent long et pentu. L’intérêt, c’est que l’on s’en souvient de ces petits villages des fonds de vallées ! Une mention particulière pour la route touristique du Mézenc qui est vraiment une pure merveille. En conclusion, cette randonnée, c’est bien comme je le prévoyais : que du bonheur ! Et si l’envie vous prend d’effectuer cette randonnée, n’hésitez pas (avec un peu d’entraînement et les braquets appropriés, je vous garantie beaucoup de plaisir. Merci à Jean-Marc d’avoir été « raisonnable » sur la longueur des étapes et surtout merci pour son agréable compagnie durant cette semaine. Rendez-vous en septembre pour la fin de « l’histoire ». (1) volontairement ou non (au bénéfice du doute) (2) on en a trouvé même si elles ne sont pas mentionnées sur les cartes Michelin (3) heureusement, sinon le cyclo serait une race disparue depuis longtemps (4) pour tester notre mental (5) pourtant vu l’état du ciel toute la journée, on a souvent craint le pire (6) souvent 35°C l’après-midi (max relevé sur le vélo : 38°C) (7) ruisseaux, cascades, fontaines, abreuvoirs, … (8) et ces moments de plaisir n’étant pas pris en compte dans les plannings, après il faut pédaler fort pour rattraper l’horaire (9) j’y avais déjà mis plusieurs fois mes roues de vélo (10) il est vrai que l’on a aussi souvent emprunté les chemins vicinaux et les routes forestières (11) et dire qu’il y a surpeuplement dans les villes
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| Voici donc le résumé succinct de cette semaine formidable et inoubliable pendant laquelle nous avons suivi cette mythique ligne de partage des eaux: | |
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Etape 1, dimanche 20 mai : Cluny-Les Sauvages, 112km, départ à 8h, arrivée à 16h25 Départ de Cluny, il commence à pleuvoir, au bout d’un kilomètre nous réparons le garde boue de Guy avec du fil de fer. Montée sur Matour et le Haut Beaujolais, il ne pleut plus. Après Monsols nous attaquons les 3 chevrons dans les bois, c’est le toboggan intégral. Casse croûte à Ranchal, montées, descentes et passage sur une route forestière, une crevaison puis arrêt aux Sauvages après une dernière montée. Hôtel modeste. 15 cols au tableau et 1985m de dénivelé. |
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C'est le départ |
Premier col (Croix d’Auterre) |
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| Montée dans les bois (Col de Patoux) | Col des Echarmeaux |
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| Lecture de la carte, c’est très souvent | Fin de l’étape (Col des sauvages) |
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Etape 2, lundi 21 mai : Les Sauvages-Le Bessat, 125km, départ à 8h10, arrivée à 17h15 Départ avec le beau temps, nous allons faire le col de Chabouret qui est proche puis direction Violay et St Laurent de Chamousset, ensuite une longue descente et une montée équivalente. Chaleur, en haut arrêt fontaine. Casse croûte à St Martin en Haut et par les monts et les vaux nous gagnons Saint Etienne et ses banlieues disgracieuses. Le temps est couvert mais il ne pleut pas (ouf). Remontée sur Rochetaillée et le Bessat, c’est dur dur pour la fin. Hôtel avec repas gastronomique et prix astronomique…4 cols au tableau et 2090m de dénivelé. |
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| Deuxième col | Non ce n’est pas peinard…. |
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| La soif | La ligne de partage est partout |
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| Château de Rochetaillée | Arrivée au Bessat (Pied du Pilat) |
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Etape 3, mardi 22 mai : Le Bessat-Les Estables, 137km, départ à 8h15, arrivée à 18h15 Départ avec le beau temps, passage au col de la République (stèle Vélocio), col de la Charousse, Vocance, casse croûte à St Bonnet le Froid, lac de Meyfraiche, Fay sur Lignon et montée vers le Mézenc par la route touristique (magnifique et pentue). Nous finissons dans un hôtel sympathique aux Estables après le passage au col de la Croix de Bouttières. Hôtel sympathique où les cyclos sont connus. 7 cols au tableau et 2350m de dénivelé. |
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| Stèle Vélocio | Paysage du Pilat |
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| Vers Vocance | JM convoyé par les mouches |
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| Plateau du Mézenc | Col de la Croix de Bouttières |
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Etape 4, mercredi 23 mai : Les Estables-Chasseradès, 127km, départ à 8h05, arrivée à 18h10 Départ avec le beau temps, passage au Gerbier de Jonc, route forestière, col de Chavade, descente et montée infernales de Borne, Loubaresse, descente et montée infernale de St Laurent les Bains, arrivée à Chasseradès sous la pluie et dans les travaux routiers. Hôtel sympathique. 6 cols au tableau et 2395m de dénivelé. |
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| Source de la Loire | Gerbier de Jonc |
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| Repas au col de la Chavade | Prairies fleuries |
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| Château de Borne | Remontée vers Loubaresse |
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Etape 5, jeudi 24 mai : Chasseradès-Le Pompidou, 110km, départ à 8h05, arrivée à 17h Départ avec le beau temps, passage au Pont de Montvert puis au col de Finiels et à la Croix de Berthel. Col de Jalcreste sous une chaleur torride, bain dans le ruisseau pour JM, passage à Barre des Cévennes puis arrivée au Pompidou par la route de la corniche des Cévennes. Logement dans un ancien relais de poste, maison d’époque. 11 cols au tableau et 2080m de dénivelé. |
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| Col de Finiels | Le Pont de Montvert |
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| Séance d’ambre solaire | Bain glacé (et irrésistible) |
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| Barre des Cévennes | Corniche des Cévennes |
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Etape 6, vendredi 25 mai : Le Pompidou-Le Caylar, 95km, départ à 8h, arrivée à 16h15 Départ avec le beau temps, descente puis erreur de parcours, remontée vers l’Aigoual par Cabrillac, arrivée à l’observatoire, ravitaillement à l’Espérou puis par des routes forestières et une piste très longue nous descendons au col de la Barrière. Par le Luc nous finissons au Caylar. Le temps est très orageux et il n’est rien annoncé de bon pour le lendemain. Nous allons dans un autre hôtel que celui où nous avions réservé…8 cols au tableau et 1815m de dénivelé. |
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| Col des Salides | Observatoire de l’Aigoual |
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| Vallée de Valleraugue | Col de l’Homme mort |
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| Piste vers Alzon | L’arbre sculpté du Caylar |
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Etape 7, samedi 26 mai : Le Caylar-St Pons, 112km, départ à 8h05, arrivée à 16h05 Départ avec un temps menaçant, passage sur des routes isolées, arrivée à Ceilhes sous une pluie battante puis à Cénomes. Remontée vers St Pierre des Cats où nous déjeunons, c’est le bout du monde. Direction Salvergues, Cambon puis le col de Fontfroide avec quelques cyclos de rencontre puis le Cabarétou. Il y fait un temps exécrable. A St Pons, terme provisoire du périple il fait un peu meilleur. Denise nous récupère ½ heure après et nous allons chercher l’autre voiture à Carcassonne. 14 cols au tableau et 1840m de dénivelé. |
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| Pas de la Livre avant le déluge | Bois de la Lavagne |
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| Col Notre Dame | Casse croûte, St Pierre des Cats |
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| Eglise de Salvergues | Col de Fontfroide |
| A suivre... | |