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SORTIE DANS LE GERS: 5 NOVEMBRE 2006 |
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Petit kilométrage, nombreuses visites, de quoi m’inciter à rejoindre les amateurs de tourisme à bicyclette du club. Organisé par Roger et Christiane avec le concours de l’éleveur de chèvres et fabriquant de fromages qui vend sa production sur le marché de Muret.
Rendez-vous à 7h30 devant la salle des fêtes pour répartir les participants dans les voitures. Il y avait là Roger le patron du jour avec Christiane et leur tandem. Eux les guides et leur vélo 2 places, on ne pouvait pas les faire changer de voiture. Pour les autres, il y avait aussi Denise et Roland et leur chien, qui ne pouvaient accueillir un passager supplémentaire car le chien occupe 2 places. Il y avait aussi la voiture balai de la famille Mattiello qui devait impérativement faire partie du déplacement. |
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Maurice Leleu et Jeannette avec
le vélo longue distance ne pouvaient pas ne pas faire le trajet dans une
autre voiture que la leur. Je vous dis ça sans en être vraiment sûr car cela
s’est passé comme si ce que je raconte était vrai. Alain avec Chantal et
leur monture sur le toit ne pouvaient prendre un autre vélo. Michel et
Danielle se véhiculaient en famille et Guy et moi étions arrivés sans
partenaire avec nos vésicules personnelles. Comme Guy possédait une quatre
roues plus grande que la mienne, il me restait à transférer tout mon fourbi
dans son habitacle spacieux avec le risque d’oublier le truc indispensable
que l’on garde dans le vide poche. Ceci étant vite réglé nous partîmes en
convoi vers Auch avec Alain qui devait repasser chez lui éteindre je ne sais
quoi. Ce n’était pas sa flamme pour le deux roues rassurez-vous. Cela ne l’a
nullement empêché de nous rejoindre avant l’Isle-Jourdain.
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Nous partîmes couverts (il faut toujours le rester) car la température sans être trop basse n’était pas spécialement élevée. Le circuit ne tarda pas à nous réchauffer vu qu’il commençait par le plat (si je peux m’exprimer ainsi) de résistance. Une belle côte, dont je ne serais vous dire la distance car pour moi toutes les côtes sont longues vu mes qualités de grimpeur et mon manque d’entraînement. Au bout de cette côte 233 Roger m’a dit que le plus dur était fait. D’habitude au C.R.M. quand on vous dit c’est la dernière ou après c’est plus facile, je n’y crois qu’à moitié. En fait, et en l’occurrence, c’était assez vrai. Il restait quand même un certain nombre de montées que j’ai avalé et digéré à mon rythme, souvent pas loin du tandem et de Maurice qui m’a impressionné par sa forme.
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Premier arrêt au pont digue de Mazères, pont tordu aux multiple arches et qui mérite sa photo et un effort des monuments "hystériques" pour lui rendre son état primitif. Les numériques s’en sont donnés à cœur joie toute la journée. |
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Ensuite ce fut au tour du clocher, hélicoïdal très « Barran », de poser pour nos objectifs. Cela se passait à l’heure de l’office du dimanche pour quelques rares fidèles qui écoutaient l’homélie du curé nous empêchant de ce fait de visiter l’intérieur du monument. La ferveur religieuse fout le camp. Les touristes remplacent les grenouilles de bénitier pauvre de nous, c’est triste à dire mais, de nos jours, c’est comme ça. Personnellement cela ne me gène pas.
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Pendant ces considérations religio-philisofiques, Narcisse avait rangé le vélo. Sa voiture en fringale d’essence, un dimanche, en plein milieu de la campagne gersoise, pauvre comme toute les campagnes le jour du seigneur en poste de ravitaillement en produits pétroliers. Donc Narcisse (et ses compagnes du jour) est parti se perdre à Mirande pour faire le plein.
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Nous pendant ce temps nous avions rejoint l’Isle de Noé et son château du XVIII° s. où nous avions l’intention de déjeuner. Mais le Narcisse (et ses accompagnatrices) s’était enfui avec nos provisions de bouche. D’où un moment d’inquiétude en attendant le retour de l’enfant prodigue. Bien que n’ayant fait que très peu de km nos estomacs, sans crier famine, commençaient à réclamer le contenu du sac que nous n’avions pas eu à trimbaler.
Heureusement l’attente n’a pas été longue et rapidement sur les marches du château nous avons rapidement cassé la croûte devant un parc ravissant dont la verdure a enchanté notre regard tandis que nos panses se remplissaient.
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Il fallu bien repartir pour dépenser un peu ce que l’on venait d’ingérer et nos roues nous portèrent à Montesquiou sous la porte fortifiée duquel nous passâmes à pied. Puis ce fut la route de Bassoues qui déroula son bitume sous les roues de nos montures, tandis que Marcelle testait sa première pour ne pas me dépasser. |
Arrivé à la bastide le donjon impressionnant impressionna nos appareils. La halle et la terrasse ensoleillée du restaurant jouxtant la vielle halle du XVI° s en firent autant.
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Puis sous la conduite de Roger et Christiane nous visitâmes les deux églises (comme à Colombey). Dans la première une chaire en pierre avec son escalier logé dans l’épaisseur du mur faisait face à un « prèchoir » (dixit Roger) en bois réalisé certainement par des compagnons qui ne faisaient pas n’importe quoi.
C’était une autre époque mes pauvres messieurs. Deux chaires dans la même église pour le prix d’une ! Qui sait ? Ou peut être pour organiser des concours de sermons ?
Ensuite en descendant vers le donjon nous entrâmes au syndicat d’initiative, pas un pet politisé. Là on nous demande 4€ pour monter à 43m. C’est le prix du goûter à la ferme et ça ne vaut apparemment pas un fromage puisque nous nous abstenons.
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La route du retour nous appelle en passant par Castelnau d’Anglès et nous ramène vers les voitures qui elles nous transféreront vers la ferme de Patrick et Sabine Florent où visite de la fromagerie et goûter nous attendent.
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Comme fin de circuit c’est original, plaisant, instructif et délicieux à la fois. La production locale fut appréciée, dégustée avec un pain bis et un petit Bordeaux de derrière les fagots qui donnent envie d’y revenir. Je pense que monsieur Florent s’est fait de nouveaux clients le samedi au marché de Muret où il vient chaque semaine jusqu’au 15 décembre vendre sa production.
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Merci à Roger et Christiane pour cette bonne journée sous un soleil resplendissant dans ce Gers aux lignes arrondies toujours belles à contempler. Merci à tous les présents et bonjours à ceux qui n’ont pas pu partager ces moments si agréables même si les côtes du Gers ne valent pas un bon Bordeaux. Je ne regrette pas d’être venu.
Philippe Dufour |
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